Durée : 2 ou 3 jours

Distance : 48 km

Difficulté : Assez difficile

Intérêt : Majeur

4/5


- Préambule -

Direction le massif du Sancy pour cette nouvelle randonnée en autonomie. Initialement prévue sur 3 jours, on a fait monter le cardio sur les différentes ascensions, ce qui nous a permis de terminer le parcours en 2 grosses journées. Le circuit d’une quarantaine de kilomètres emprunte les plus beaux sentiers de la chaîne du Sancy, dont le fameux “sentier des crêtes”.  

Point de départ de notre randonnée, Super-Besse ne possède pas de gare SNCF. Il vous est cependant possible de rejoindre la station par le biais d’une navettes bus. Relativement proche de notre domicile, on a opté pour la voiture pour nous y rendre. Parkings, commerces, toutes les commodités sont présentes pour bien entamer cette micro-expédition. Pour éviter de marcher sous les remontées mécaniques (pas franchement agréable), on préfèrera entamer notre randonnée au sommet du Puy de la Perdrix en empruntant le télécabine.


Jour 1 : Super-Besse - La Bourboule

Une fois le sommet du Puy de la Perdrix atteint, on prend la direction de la vallée de Chaudefour. On commence doucement, les premiers kilomètres se faisant en descente. Et déjà le spectacle qui s’offre à nous est saisissant. Le son des oiseaux chantants se mêle au bruissement de l’eau qui traverse la vallée. La nature verdoyante encadre des pentes rocheuses et grisâtres. Ça et là, on croise des randonneurs qui profitent des rayons du soleil et des paysages splendides qui nous encerclent. On se sent comme plongés au milieu d’une arène, entourés de ces montagnes dominantes. La reine est en tribune, la dent de la rancune observe et guide, comme une boussole, les visiteurs qui se séparent sur les nombreux sentiers de la réserve naturelle. Une fois la vallée traversée, on attaque la remontée sur le flanc opposé. Les premiers efforts sont là et la faim commence à se faire sentir.

Première ascension terminée et pas la dernière, on décide de s’arrêter pour se restaurer. Et ce n’est pas les coins sympas qui manquent… Pour ce midi, on manger à l’ombre d’un arbre centenaire. Après un sandwich/compote réduit à néant en quelques minutes par nos estomacs affamés nous décidons de repartir. Direction le plus haut sommet de la chaîne en traversant une partie du sentier des crêtes : Puy des Crebasses, Puy de Cacadogne, Pic intermédiaire et nous voilà au pied du Puy de Sancy. Le sommet approchant, la population se fait plus dense et ce n’est clairement pas ce que nous préférons…

Panorama à ne pas manquer

Le sentier des crêtes permet une vision à 360 degrés. L’horizon dégagé, on aperçoit d’un côté la chaîne des Puys et de l’autre le massif cantalien. 

Et si la chance est vraiment avec vous, vous pourrez même apercevoir le Mont-Blanc. Non… On rigole !

On atteint assez facilement le sommet en slalomant entre les parisiens en claquettes. On fait une petite pause, mais trop de monde nous empêche de profiter pleinement de l’endroit. On ne s’attarde pas. D’autant plus que le sentier se poursuit sur une partie encore plus impressionnante. Et au final on se rend vite compte que la plupart des personnes redescendent par le côté par lequel ils sont arrivés. Une erreur que nous ne ferons pas. Direction le Puy de Cliergue.

Le sentier des crêtes au départ du Puy de Sancy est agréable à parcourir. Aucune difficulté n’est à recenser, le sentier descend et serpente entre les pitons rocheux, sur la première partie. Par la suite l’ascension reprend mais de manière douce jusqu’au Puy de Cliergue. On longe les estives tout en observant les rocs acérés du massif en face. De notre promontoire, on contemple les allers et venues du téléphérique depuis le Mont-Dore jusqu’à la plateforme sommitale. 

Le soleil poursuit sa retombée à l‘ouest à mesure que l’on se dirige vers la station thermale de La Bourboule. On passe par une ancienne carrière, puis par le Capucin et par le hameau de Rigolet bas. C’est par ici que nous trouverons un petit coin dans un pré pour planter notre tente et profiter d’un plat chaud sous le ciel étoilé. 

Bivouac - Ciel étoilé

Si vous décidez comme nous de dormir en bivouac sur les hauteurs de la Bourboule, et que le ciel est dégagé vous aurez de forte chances d’observer un magnifique ciel étoilé. 

Un véritable régal pour les yeux ! 

Entre deux fourchettes de raviolis, des pensées philosophiques jaillissent de nos esprits. Dans ces moments on se dit qu’on est bien petit face à l’immensité de notre univers. Et pourtant c’est si bon de se sentir libre au milieu de tout ça! 

Si le courage vous manque, vous trouverez de multiples solutions d’hébergements à la Bourboule ou même au Mont-Dore moyennant quelques kilomètres supplémentaires.


Jour 2 : La Bourboule - Super-Besse

Réveil matinal comme à l’habitude, on plie le campement à l’aurore tout en respectant les principes du bivouac : pas de feu, pas de traces de notre passage. 

Deuxième jour de randonnée, et on vous l’annonce tout de suite, cette journée aura été très éprouvante physiquement. On enchainera les dénivelés positifs et négatifs, tout en accumulant les kilomètres. Disons cependant que cette deuxième journée ne devait pas marquer la fin de notre expédition et pourtant on trouvera les ressources nécessaires pour terminer le parcours en début de soirée à Super-Besse. 

Premier objectif de la journée, la Banne d’Ordanche nous défie. On arrive rapidement en périphérie de la Bourboule. C’est la partie la moins agréable du parcours car on traverse une zone artisanale mais on regagne très rapidement un chemin et c’est parti pour l’ascension. On profite d’une fontaine à côté d’une maison en pierres sèches pour remplir nos gourdes . La silhouette singulière de la Banne d’Ordanche apparait alors dans la fraicheur matinale.

Une fois la Banne d’Ordanche passée, on entame notre rapide descente vers le lac du Guéry.

le lac du guery

On fera un petit détour par la cascade du Guéry. Alimentés par le ruisseau des “Mortes du Guéry”, les deux voiles blancs qui se déploient sur la paroi rocheuse offrent au visiteur un spectacle captivant. 

Pour information, cette chute d’eau d’une douzaine de mètres est facile d’accès depuis le parking du lac.

Le lac, quant à lui, propose en hiver une activité insolite. Lorsque les 26 hectares de l’étendue d’eau sont bien gelés, les promeneurs s’aventurent à sa surface pour le traverser. Aucun risque, il y a même certaines années un événement de pêche au trou qui est organisé et qui attire les habitants de tout le département.

Après avoir profité des rives agréables du lac du Guéry, on se dirige vers le col de Croix Morand par le biais du GR4E. En contemplant face à nous le programme de l’après-midi, on décide d’opter pour la pause méridienne. Pause qu’on hésitera à stopper, les kilomètres commençant à avoir leurs premiers effets sur nos jambes. On trouve malgré tout le courage pour repartir, on évitera par la suite les arrêts trop longs afin de fluidifier les ascensions. Baptiste ne fera que quelques clichés de cette partie qu’on aura particulièrement trouvée difficile. Le profil n’est pas exceptionnel mais il est vrai qu’avec la journée d’hier additionnée au port du sac, la fatigue est de plus en plus présente. 

Heureusement, le paysage est magnifique et nous aide à avancer. Les sommets verdoyants offrent chacun des vues somptueuses quel que soit le point cardinal choisi. Chaine des Puys d’un côté, Lac Chambon et Murol de l’autre, c’est une ouverture sur l’ensemble de la région qui nous est proposée. On est relativement tranquille, peu de monde sur le sentier. On enchaîne Puy de la Tache, Puy de Monne, Puy de Barbier, Puy de l’Angle, Roc de Cuzeau. On a l’impression d’être sur des montagnes russes. On alterne les fortes descentes et les côtes raides. On se demande avec une pointe d’ironie quelle est l’utilité de descendre puis de remonter.

On retrouve ensuite le sentier emprunté la veille entre le Puy des Crebasses et le Col de la Cabane. Les vues sont connues mais sont différentes aujourd’hui avec un soleil plus bas que la veille. On empruntera enfin le GR4-GR30 pour terminer notre parcours sous le soleil couchant. Super-Besse est là et nos jambes nous remercient d’arriver enfin.

Randonnée de 2 jours mais nous aurions du limiter nos journées de marche et répartir l’effort sur 3 jours. Enjoués par les paysages offerts, nous avons avalé les kilomètres et les vues toutes plus belles les unes que les autres. Résultat, une randonnée physique (surtout le 2ème jour) qui nous a montré toutes les beautés de la chaîne du Sancy. 

A l’heure du voyager local, il est évident que le Massif Central a sa carte à jouer et notamment grâce au Parc Naturel des Volcans d’Auvergne qui regorge de trésors. Avis aux amateurs…

Vous rendre à Super-Besse

1 réflexion sur “Boucle des Crêtes”

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