Durée : 2 ou 3 jours

Distance : 63km

Difficulté : Difficile (en 2 jours)

Intérêt : A voir

3/5


- Préambule -

Nouveau rendez-vous planifié entre Arvernes pour une micro-expédition de 2 jours. Nous prenons la route de bonne heure à destination du plus haut village de l’Allier : Saint-Nicolas-des-Biefs. Point de départ de notre randonnée, c’est depuis le bourg que nous partons à la découverte d’un petit coin d’Auvergne que nous ne connaissons que très peu : la Montagne bourbonnaise. 

Havre de paix, splendides vues depuis les sommets, randonnée hors des sentiers battus sont des mots qui résumeront ces deux jours.  

Une expédition que l’on pensait facile mais qui nous a rappelé qu’il ne fallait jamais sous-estimer un parcours de randonnée et encore moins se sur-estimer. Il faut savoir rester humble face à la nature et il aurait été plus sage d’effectuer ce parcours en trois jours. 

On vous raconte tout de notre périple à travers ce massif qui a tout d’un grand !

 


Jour 1 : Saint-Nicolas-des-Biefs - Lavoine

Notre boucle, débute par l’ascension menant au plateau de la Verrerie. C’est à travers un sous-bois que nous faisons nos premiers pas. La rosée du matin nous rafraîchit les mollets et la machine se met tout doucement en route. Nous empruntons le sentier de petite randonnée – Le Roc du Vacher – pour atteindre le premier sommet de notre expédition. Le rythme s’accélère mais Baptiste s’essaie déjà aux premiers clichés.

Après cette montée assez rapide, nous nous retrouvons sur le plateau de la Verrerie, point d’intérêt majeur de ce premier jour de marche. La forêt disparait peu à peu laissant place à une lande à myrtilles qui s’étend à perte de vue. Après avoir fait connaissance avec plusieurs ânes en pâturage, on poursuit notre traversée du plateau avec la découverte du Roc du Vacher, il offre un panorama magnifique sur le Roannais. Malheureusement un voile blanc nous empêchera de voir plus loin (on peut même apercevoir par temps clair le massif alpin depuis ce point). 

Nous quittons les cueilleurs de myrtilles et leurs peignes pour entamer notre redescente vers la tourbière du plateau de la Verrerie. Ici, un ponton d’une centaine de mètres serpente entre la végétation pour nous offrir un point de vue sur la tourbière. On profitera de cette halte pour observer la terre vue du ciel a travers de belles images offertes par notre drone. On vous promet, vous aurez bientôt le droit de les voir sur notre page Instagram ! 

Nous resterons au coeur de la zone humide une bonne partie de la matinée, profitant du calme qui règne ici. Nous reprenons ensuite notre chemin en direction de La Loge des Gardes par le biais du GR3A.

Après cette escapade sur les sommets dénudés du plateau de la Verrerie, nous retrouvons l’ombre agréable du sous-bois jusqu’à notre arrêt pique-nique à la station de la Loge les Gardes. Ici gîte et snack peuvent vous permettre de faire un arrêt prolongé afin de profiter des activités proposées (luge d’été, descentes en vélo, trottinettes, accro-branches…). Temps que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre, nous reprenons donc notre chemin sans oublier toutefois de faire un petit détour pour observer les pierres druidiques, à proximité. 

Notre prochain objectif est un autre sommet, le plus haut de l’Allier et de la Montagne bourbonnaise : le Puy de Montoncel, culminant à près de 1287 mètres. Les efforts se font rapidement sentir sur le GR3A et la journée est encore longue. Nous pensions à tort que les ascensions seraient aisés, nous qui avons l’habitude de la moyenne montagne mais il s’avère que la distance à parcourir ce jour, n’est pas aussi simple à couvrir que ce que nous pensions. On enchaîne les pauses fraicheur dans les Bois Noirs et on remercie les précieux riverains qui nous auront permis de remplir nos gourdes. Il semble qu’il aurait été préférable de couvrir notre expédition en plus de 2 jours car notre paquetage nous ralentit quelque peu. 

L’objectif reste cependant atteint en fin d’après-midi et on est surpris par la vue splendide qui nous est offerte. D’ici, la Chaîne des Puys est observable sur toute sa longueur.  Le sommet, pelé de sa végétation, nous permet de profiter d’un panorama à 360 degrés. Une vue à ne pas manquer ! 

On entame ensuite le dernier tronçon de la journée, en partie en descente, jusqu’à Lavoine en empruntant le GR3. 

Bivouac à lavoine

Arrivés à proximité de Lavoine, nous longeons un gîte étape, le foyer du Montoncel, qui peut permettre aux randonneurs de dormir dans une structure aménagée.

Pour notre part nous avions repéré l’étang du Charrais pour installer notre bivouac. C’est donc au bord de l’eau que nous nous sommes reposés le temps d’une nuit. Malheureusement, une fête sauvage à proximité de l’étang ne nous aura pas permis de recharger totalement les batteries. Et pourtant le coin est vraiment sympa! Dommage…


Jour 2 : Lavoine - Saint-Nicolas-des-Biefs

Après cette nuit agitée, nous reprenons notre chemin de bon matin. Nous traversons le joli bourg de Lavoine puis rejoignons le premier point de vue de la journée : le rocher Saint-Vincent. La montée est rude dès les premières heures de la journée mais la récompense est là. Nous sommes les premiers, bien décidés à profiter du panorama pour nos clichés. La vue est belle : elle résume le chemin parcouru depuis le Puy de Montoncel sur le GR3.

Après cette halte, on continue le sentier en longeant 8 éoliennes sur le Chemin de la Ligue. Puis on bifurque sur le GR463 en direction de La Chabanne. Pour des questions de temps et pour préserver les organismes, le choix est fait de raccourcir notre chemin initial en passant par le Moulin Guillot et Aurouer (Chemin de petite randonnée – Les Grands Bois -). On se dirige ensuite vers l’Allée des Géants ou chemin des sorcières, un des points remarquable que nous attendions particulièrement. Cette allée bordée de hêtres tortueux, répertoriée depuis 1998 par le Muséum d’Histoire Naturelle comme ensemble d’éléments naturels exceptionnel offre au visiteur une ambiance fantastique. L’imagination est de mise et les arbres vieux de près de 400 ans sont une porte d’entrée à de biens nombreuses histoires mystérieuses. 

Quelques centaines de mètres plus loin, c’est la Pierre Châtel et son panorama qui nous attend et qui clôture un week-end de randonnée rondement mené. Au sommet une chapelle oratoire est aménagée dans une cavité du rocher. Créée en 1863, à la suite d’une vision d’une petite fille, elle est un lieu de pèlerinage annuel. C’est sur ces dernières images que nous terminons notre boucle.  

Ce parcours inédit nous a été proposé par l’office de tourisme de Vichy destinations et le bureau de la Montagne bourbonnaise que nous souhaitons remercier chaleureusement.  Elle nous a permis de découvrir un coin d’Auvergne méconnu. Un sentier passant par le plateau et la tourbière de la Verrerie, la Loge les Gardes, les Bois Noirs, le Puy de Montoncel, le rocher Saint Vincent, l’Allée des hêtres tortueux et enfin la Pierre Châtel. 

Ce parcours se résume par de nombreuses traversées en sous-bois et des points de vue dégagés sur les massifs environnants. La boucle nous a paru compliquée sur 2 jours mais il semblerait qu’une programmation en 3 jours serait plus appréciable. Chemins peu empruntés, nous avons pu profiter pleinement du calme et du charme de la Montagne bourbonnaise. Si cette micro-expédition à pied vous semble trop compliquée, sachez que la plupart des points remarquables peuvent être atteints rapidement par des stationnements à proximité.  

1 réflexion sur “Au coeur de la Montagne bourbonnaise”

  1. Fouillat Christine

    Merci pour cette belle découverte.
    Une très belle description accompagnée de magnifiques photos

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